Le projet OL Land qui tient tant à cœur à au président de l'Olympique Lyonnais, Jean-Michel Aulas, n’en fini plus de prendre du retard. Contesté par certains et soutenu par d'autres, la construction de ce grand stade a bien du mal à convaincre les Lyonnais et plus particulièrement les Décinois. La faute à quoi, la faute à qui ? Retour en cinq parties sur les cinq grandes questions qui font débat autour de ce dossier, plus que compliqué…
Qui va payer ?
La question que tout le monde se pose d’abord et avant tout est celle du financement. Car ce projet ne s’arrête pas qu’a la construction d’un simple stade qui accueillera des matches de football et des évènements culturels. Bien au contraire, il comportera une grande zone commerciale composée d’hôtels, de magasins et de centres de loisir pour, en définitif, former un véritable OL Land.
Et lorsque l’on sait qu’il s’agit d’un projet privé, on ne serait pas à même d’imaginer qu’un investissement public serait nécessaire. Et pourtant, pas moins de 150 M€, sur un coût global estimé entre 400 et 600 M€, devront être versés par les contribuables, l’Etat, le Grand Lyon ou encore le Sytral pour financer l’aménagement autour du stade (voiries, tramway etc.). Une somme considérable qui, selon la présidente de l’association ADDEL (Association pour le Développement Durable de l’Est Lyonnais), Joëlle Percet, aura de nettes conséquences sur l’avenir : « Gérard Collomb veut augmenter les impôts de 6%, pour faire des grands projets. »
Mais évidement, la plus grande partie sera financée par le club et ses principaux actionnaires. L’argent levé par l’introduction en Bourse de l’OL et le Naming (nom donné au stade en échange d’une somme) seront d’ailleurs la principale source financière du président Jean-Michel Aulas.
Supporter coûte cher...
Et les supporters dans tout ça ? S’ils seront les premiers usagers du Grand Stade, ils devront également mettre la main au porte-monnaie ! Plus luxueux et plus grand que Gerland, le Grand Stade imposera une hausse du prix des places. Même si l’OL persiste à dire qu’elle ne sera que « légère », la chose semble incontournable au regard de ce qu’il se passe dans les autres championnats européens. Arsenal en est l’exemple parfait puisque depuis la construction de son nouveau stade en 2004, le prix minimum d’une place pour assister à un match de championnat est passé de 15€ à 41€. Les supporters lyonnais sont donc prévenus mais d'ici que le stade soit construit il reste encore beaucoup de temps...
Prochain volet de ce dossier vendredi...
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