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Un grand pas vers le titre. En s'imposant dans
la douleur sur la pelouse de Strasbourg (1-2), l'Olympique Lyonnais a
repris sept points d'avance sur son dauphin, Bordeaux, en attendant le
résultat de ce dernier, dimanche, à Toulouse. Les Gones
ont pourtant frisé la correctionnelle puisque ce sont les alsaciens qui
ont ouvert le score, avant de se faire rattraper puis dépasser...
C'est à la fin du bal que l'on paie les musiciens. Les joueurs
strasbourgeois ont cru une heure durant s'offrir le scalp d'un leader
lyonnais bien patraque en première période. Plus
conquérant après le repos, en supériorité
numérique, l'OL a finalement fait respecter sa loi.
Un Lyon à terre
Quelle était la plus mauvaise nouvelle pour les Gones à
la mi-temps sur la pelouse de Strasbourg ? D'être menés au
score, sur un but de Wason Renteria inscrit à la 20e minute de jeu ou la blessure peut-être grave de Karim Benzema, remplacé après 35 minutes de jeu ? Le choc était intervenu juste
à la demi-heure. Après un anodin duel aérien, le
meilleur buteur de la Ligue 1 retombait mal, en prenant appui sur son
genou droit. Il se tenait immédiatement l'articulation en
grimaçant de douleurs mais reprenait sa place, après
quelques soins prodigués par le corps médical.
Malgré un strap conséquent, Karim Benzema devait
rejoindre les vestiaires, en boitant bien bas (35e).
Un remplacement non prévu qui brisait l'élan des
Lyonnais, pourtant bien revenus dans la partie après un
début catastrophique. Sur-motivés par le maintien et
l'affiche proposée, les Alsaciens avaient débuté
la rencontre comme dans un rêve. Après une première
occasion de but signé Eric Mouloungui (3e), Wason Renteria
ouvrait la marque pour le Racing, de la tête, sur un service de
Pascal Johansen (1-0, 20e). Réveillés par ce but adverse,
les Gones se procuraient quatre occasions franches mais Stéphane
Cassard, impérial, repoussait les tentatives de Juninho (22e) ou
Karim Benzema (27e). Les nerfs des deux équipes étaient
à rude épreuve. Eric Mouloungui craquait.
Déjà averti d'un carton jaune quelques minutes
auparavant, l'attaquant strasbourgeois mettait une grosse semelle sur
Fabio Grosso. L'arbitre sortait un carton rouge logique. Les Alsaciens
étaient réduits à dix pour
l'intégralité de la seconde période.
La résurrection gone
La seconde période débutait par une énorme
occasion lyonnaise. Titularisé par Alain Perrin, Hatem Ben Arfa
touchait du bois sur une belle frappe à ras de terre. Le ballon
revenait dans les pieds de Kader Keita qui manquait le cadre (49e). En
contre, Strasbourg se procurait bien une chance de tuer le match, par
Wason Renteria mais Grégory Coupet se détendait
parfaitement (51e). Malgré les efforts des
protégés de Jean-Marc Furlan, le match avait
changé d'âme et le retour lyonnais semblait
inéluctable. Il intervenait sous la forme d'un coup de pied
arrêté. Kader Keita frappait un corner côté
gauche au premier poteau. Mathieu Bodmer sautait plus haut que
Stéphane Cassard et catapultait le ballon au fond des filets
alsaciens (1-1, 62e). Six minutes plus tard, bis repetita. Après
une accélération de Hatem Ben Arfa, Lyon obtenait un
corner côté droit. Kader Keita déposait le ballon
sur la tête de Fabio Grosso pour le deuxième but des
champions de France. Implacable.
Menés au score et en infériorité numérique,
les Strasbourgeois ne se résignaient pas et tentaient d'arracher
un précieux point pour le maintien sur sa pelouse. Remis en
selle par deux coups de pied arrêtés, l'OL fermait la
boutique et conservait jusqu'au bout son précieux but d'avance.
Au classement, les Gones réalisent une excellente
opération. Qu'importe, finalement, si la manière a encore
manqué... (football.fr)
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