Première défaite de la saison à la maison, face à la 19ème équipe du
championnat de France qui plus est. Hier soir, les trois points étaient
prenables. Alors, pourquoi ça n’a pas fonctionné ? Que faut-il retenir
de ce match ? Espace-OL revient sur cette rencontre qui a dû satisfaire
bon nombre d’amateurs de beau jeu...
Un moment dans le match ? Plusieurs, même. Tout d’abord, ce
penalty concédé quelques secondes seulement après l’ouverture du score
par Juninho. Un penalty sévère pour certains, logique pour d’autres qui
appliquent le règlement à la lettre. Peu importe, c’est but. Et à ce
moment-là du match, c’est Marseille qui prend l’ascendant
psychologiquement. Un ascendant qui va s’accroître à la 42è minute. Sur
le second but de Niang. Un jeu d’enfant pour le Sénégalais qui s’est
amusé face aux défenseurs centraux sur ce coup. Juste avant la pause,
ça fait mal. Enfin, les dernières grosses occasions lyonnaises dans le
dernier quart d’heure ont été autant de petits tournants dans la
rencontre.
Un homme dans le match ? Devinez qui. Evidemment, Steve
Mandanda. Impérial, intraitable et héroïque. Sollicité à de très
nombreuses reprises, le portier marseillais a tenu le choc et a répondu
présent à chaque ballon. Parades, sorties, duels,... La doublure de
Carrasso (le restera-t-il encore longtemps ?) avait des airs de Greg
Coupet hier soir. Beaucoup de talent et un professionnalisme qui lui
donnent des allures de taulier, alors qu’il n’a que 22 ans ! Face aux
Benzema, Ben Arfa, Govou et autres Juninho, le dernier rempart des
visiteurs a tout simplement été l’homme du match hier soir. Et sans
lui, le score aurait très probablement été plus sévère pour Marseille...
Un regret ? Oui, et pas qu’un seul, même. Premièrement, que l’OL
ait tant croqué face au but. Certes Mandanda était dans un grand jour,
mais quand même. 19 tirs dont 11 cadrés, ça aurait dû suffire pour
faire la différence. Mais personne de Fred, dont le temps de
réadaptation suite à sa blessure commence à devenir très (trop ?) long,
Juninho, qui avait pourtant ouvert le score à la 7è minute de jeu, ou
encore Benzema, rentré en cours de jeu, n’auront eu le réalisme espéré.
L’autre regret concerne d’ailleurs ce dernier. Voyant l’inefficacité
interpellante du Brésilien Fred, on est en droit de se demander
pourquoi l’actuel meilleur buteur du championnat de France avec 11 buts
n’est pas rentré plus tôt qu’à 20 minutes de la fin. Soit disant pour
le faire souffler. La veille d’une trêve internationale ? Mouais, le
prétexte n’est pas terrible.
La défense lyonnaise ? Assurément le gros point faible de l’OL
depuis plusieurs matches. Entre un Cleber Anderson qui a bien du mal à
s’imposer face aux défenseurs adverses, un Squillaci qui du coup, se
retrouve un peu seul dans l’axe, un Belhadj qui apporte offensivement
mais est loin du compte défensivement et un Clerc qui a tout fait sauf
briller hier soir, on peut dire que le travail était déjà en partie
pré-mâché pour les attaquants marseillais qui n’ont pas eu le moindre
mal à déverrouiller l’arrière-garde des sextuples champions de France.
Il suffit de prendre l’exemple de Mamadou Niang, qui n’a touché le
ballon que 163 secondes mais qui a tout de même inscrit les deux buts
de son équipe. Heureusement pour Lyon que Vercoutre, l’un des meilleurs
lyonnais hier soir, était dans les cages...
Le mot de la fin ? Malgré un jeu plutôt agréable, les Gones ont
manqué de réalisme et d’assurance en défense. Deux points pourtant
primordiaux qu’il faudra améliorer au plus vite à une quinzaine de
jours du déplacement à Rennes, actuel quatrième de Ligue 1, mais
surtout de la rencontre importantissime à Barcelone en Ligue des
Champions, quelques jours plus tard. Espérons que la trêve
internationale permettra à toute l’équipe de repartir du bon pied. Il
en va de la survie en C1 mais aussi de la conservation de la tête du
championnat. En effet, après 14 journées, Nancy n’a que trois points de
retard... Avec une rencontre en moins. Rien de grave, bien évidemment.
On peut même espérer que cette défaite aura au moins le mérite de
réveiller tout le monde, au cas ou certains commenceraient à se reposer
sur leurs lauriers...
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