Cinq buts pour, trois buts contre. A coup sûr, la rencontre d'hier entre le Steaua Bucarest et l'OL fait partie des matches que l'on n'oubliera pas de si tôt ! Après avoir touché le fond, le club rhôdanien est parvenu à se surpasser pour finir en boulet de canon ! Plusieurs choses, bonnes comme mauvaises, sont à retenir. Analyse...
D'un point de vue défensif
La catastrophe ! Face à une équipe qui n'avait pas encore marqué le moindre but en Ligue des Champions cette saison, la défense lyonnaise a été en dessous de tout ! Transparente durant toute la rencontre, même si on a senti une légere amélioration après que Benzema nous ait donné l'avantage à vingt minutes de la fin. Et le pire, c'est que personne n'a été au-dessus de la moyenne. Personne, à part peut-être Fabio Grosso, qui a délivré une prestation plutôt honnête sur son côté gauche. A part lui, ce fut mauvais à tous les postes ! Cris, méconnaissable hier soir de par sa lenteur et son impuissance, Boumsong, n'ayant pas relevé la tête depuis ses mauvaises performances avec les Bleus, Lloris, enchaînant les mauvaises décisions, les erreurs, la sorties râtées,... Sans oublier Toulalan, Makoun et Réveillère, totalement invisibles durant la majeure partie de la rencontre. Bref, le fiasco fut total dans le secteur défensif. Le chantier n'est donc pas des moindres à ce niveau...
D'un point de vue collectif
On le sait depuis un bon bout de temps déjà. Cette équipe olympienne peut toujours compter sur des ressources mentales assez extraordinaires. Cette saison tout particulièrement. Comme face à Nice, comme face à la Fiorentina ou encore comme face à Lille, l'OL a réussi à s'extirper d'une situation très dangereuse. Et comme le dit le proverbe, mieux vaut deux fois qu'une ! Après avoir déjà réalisé l'exploit de rattraper deux buts en dix minutes lors de la première période, les coéquipiers de Karim Benzema, qui fut particulièrement admirable de par sa ténacité et son courage, ont une nouvelle fois égalisé, puis pris l'avantage, en l'espace de deux minutes de jeu ! Peu de clubs européens sont à l'heure actuelle capables d'en faire autant ! Sur le troisième but des Roumains, on voit un Benzema fou de rage envers son équipe. Il a joué un grand rôle dans le mental du groupe. Sans aucun doute, on peut dire que si l'OL a su arracher la victoire, c'est en très grande partie grâce à son meilleur buteur.
D'un point de vue comptable
L'une des très bonnes affaires de la semaine ! Car pendant que les hommes de Claude Puel allaient chercher trois points avec difficulté en Europe de l'Est, le Bayern Munich n'a quant à lui pas eu grand mal à disposer de la Fiorentina. Score finale : 3-0 ! Sans jamais démériter et en raison d'un trop grand nombre d'occasions manquées en Allemagne, le club italien se voit désormais relégué à trois points des Gones. Quant aux Roumains, une qualification en Coupe de l'UEFA serait à l'heure actuelle déjà un miracle. Lyon est donc second, avec trois longueurs de retard sur Munich et autant d'avance sur Florence. Un classement provisoire qui correspond parfaitement à ce dont on s'attendait avant d'entamer la compétition. En revanche, si les Lyonnais n'avaient pas réussi à se sortir du piège roumain hier soir, il serait à l'heure actuelle impossible de les départager des Italiens. Avec une victoire contre le Steaua à Gerland et deux ou trois points supplémentaires, le compte devrait être bon !
Du point de vue d'un joueur : FRED
Sifflé, insulté, conspué,... Fred en a vu de toutes les couleurs le week-end passé contre Lille. C'est bien simple, il avait le stade de Gerland contre lui. Une réaction du public à la fois compréhensible étant donné que rarement un joueur n'en aura autant fait qu'à sa tête à Lyon, mais également innacceptable et honteuse. On s'insurge, à raison, que la Marseillaise soit sifflée. Mais le fait qu'un seul homme le soit n'est-il pas encore plus grave ? En tout cas, on savait que le buteur avait été très blessé par ces sifflets. C'est pourquoi en le faisant rentrer en jeu à Bucarest, le coach Claude Puel prenait un gros risque. Pour Fred, c'était bien simple : Soit il sauvait son équipe et redevenait le héros qu'il a été il y a quelques saisons, soit il loupait une fois de plus son match et noircissait encore un peu plus sa réputation. Mais heureusement, c'est le premier scénario qui se réalisa. Quelques minutes seulement après son entrée en jeu, il expédiait le ballon au fond des filets d'une frappe de l'extérieur de la surface. Puis dans les derniers instants, il plia le match d'un tir à bout portant. Nul doute que lors de son retour à Gerland, le public sera plus clément...
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