Alors que les joueurs sont actuellement à Tignes et se préparent à entamer la saison sous l’ordre de leur
nouvel entraîneur, tous les regards sont tournés vers Claude Puel. Que
va-t-il apporter au club ? Fera-t-il mieux qu’Alain Perrin ? Peut-on
compter sur lui pour les années à venir ? Nous avons mené l’enquête, en
abordant plusieurs points...
Sur le plan du collectif et de la cohésion
On a déjà pu l’apercevoir lors des premiers jours de préparation à Tignes, Claude Puel est un coach proche de ses joueurs. Il participe activement aux entraînements, communique énormément au sein de son groupe et sait se faire obéir. Un peu le contraire de son prédécesseur Alain Perrin, qui manquait hélas de charisme pour se faire respecter de tous. Bref, l’ex-Lillois tente indéniablement de donner à son équipe un esprit de battants, de guerriers,... de tueurs ! Et pour ce faire, il n’hésite pas à montrer l’exemple lors des exercices. Il joue les matches d’entraînement avec ses hommes, tacle, court, frappe,... Il est partout ! Au point même se confondre totalement parmi le collectif ! C’est à ces moments-là qu’on voit que Claude Puel a lui aussi été autrefois un joueur, un vrai. Un véritable technicien, qui ne laisse rien au hasard, et qui ne se contentera jamais d’observer la séance sur le côté du terrain. Un vrai chef, qui sait ce qu’il veut et qui sait faire passer le message aux joueurs. À la fois proche
l’effectif mais toujours considéré par tous comme « LE » patron. Il impose lui-même ses règles, et s’assure que celles-ci soient parfaitement appliquées. Tout en restant juste et cohérent. Ça promet pour la suite ! Le groupe olympien a plus que jamais l’allure d’une famille soudée...
Sur le plan technique
On l’a vu par le passé et lors de ses passages dans ses anciens clubs, le nouvel entraîneur général de l’OL est un fin technicien. 3-5-2, 4-4-2, 4-2-3-1,... Puel peut facilement passer d’un schéma à un autre. Et s’il sait très bien qu’en arrivant à Lyon, il ne pourra pas jeter aux oubliettes les bases du célèbre 4-3-3, configuration tactique qui a fait les grandes heures du club, le natif de Castres n’hésitera sûrement pas à expérimenter de nouvelles solutions. Alain Perrin l’avait également fait lors de son arrivée il y a un an. Sans grande réussite malheureusement. Mais cet été, le nouveau coach remettra très probablement le couvert. Objectif : Se libérer de la « Juninho-dépendance » et réussir à faire jouer le Brésilien dans une nouvelle position, chose où l’ancien Sochalien avait justement échoué. Avec pas mal de joueurs olympiens qu’il connaissait déjà avant sa venue entre Rhône et Saône, Claude Puel n’aura sans doute pas beaucoup de difficultés à faire évoluer chaque élément à son meilleur poste. Kader Keita, Mathieu Bodmer, Jean II Makoun. Les ex-Lillois, tous arrivés chez nous il y a moins d'un an, pourraient bénéficier du fait que le coach les a déjà eu sous son aile. Tout en souffrant, comme chaque joueur du groupe, d’une concurrence équitable et saine. Car on le sait, Puel est réputé pour être quelqu’un de juste...
Sur le plan du management
On vient de le dire, notre nouvel entraîneur laissera toute concurrence ouverte et possible. Et même les cadres ne sont pas à l’abri. Notre artificier préféré, Juninho, pourrait bien connaître une année marquée par l’ascension à son poste du nouveau meneur de jeu du groupe, Ederson. Sidney Govou, si du moins il reste, devra faire face à une lutte assidue avec les Pjanic, Delgado ou encore Keita. Même Jérémy Toulalan, qui a vu cet été l’arrivée d’un autre récupérateur en la personne de Makoun, pourrait pour la première fois depuis son arrivée au club connaître un turn-over. Tout en restant chacun indispensables bien évidemment. Mais ce n’est pas tout. Contrairement à Perrin qui avait plutôt tendance à laisser à son adjoint Christophe Galtier le soin de faire passer les messages aux joueurs, Claude Puel aime parler et être proche de son groupe. Une toute autre approche qui rappelle quelque peu la glorieuse époque de Paul Le Guen et qui ne peut qu’être bénéfique pour tout le monde.
Sur le plan du pouvoir au sein du club
C’est la grande innovation des dirigeants cette année. Donner davantage de pouvoir à l’entraîneur, que l’on qualifiera de « général ». Lui permettre d’intervenir dans la cellule de recrutement, le laisser dire son mot lors des grandes décisions internes mais surtout, et c’est sans doute cela le plus important, le droit de configurer lui-même son staff. Ainsi, Claude Puel peut remanier comme bon lui semble son entourage technique. De l’entraîneur des gardiens en passant par le préparateur physique, sans oublier l’entraîneur adjoint, le nouveau coach a carte blanche ! Une nouveauté loin d’être inutile, quand on sait ce qu’aurait subi Alain Perrin la saison dernière. Pressions, incompréhensions, absence totale de soutien et de confiance de la part de certains membres de son staff, c’est ce que notre ex-coach a récemment dénoncé via la presse. Joël Bats et Robert Duverne seraient tout particulièrement pointés du doigt. Et on a plutôt tendance à croire Perrin, car il n’est un secret pour personne que celui-ci était à peu près seul contre tous au sein du club. Bref, le nouveau statut d’entraîneur général sera à n’en pas douter une bonne chose pour chacun. Maintenant, c’est à Claude Puel de bien s’en servir. Et sur ce dernier point, il n’y a pas de raison de douter...
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