|
Si on nous l’avait dit début octobre, pas sûr que tout le monde y
aurait cru. Victorieux hier soir sur le sublime score de 0-3, les
Lyonnais ont sorti l’artillerie lourde pour déverrouiller le cadenas de
L’Ibrox Stadium. Sans doute l’un des matches références de la saison
pour l’équipe. Et pour faire durer le plaisir, rien de tel que de
revenir sur cette soirée riche en émotions...
Un homme dans le match ? Evidemment, on pense tous à Karim
Benzema, auteur de deux buts dont une frappe de loin magnifique. Sans
oublier qu’il est à la base du premier but, qu’il a énormément bougé et
qu’il s’est procuré de nombreuses occasions. Une talonnade par ci, un
petit (ou grand) pont par là,... La pièce maîtresse du système offensif
olympien a posé énormément de difficultés à ses adversaires directs.
Avec ses deux compères Sidney Govou et Hatem Ben Arfa, tous les deux également en
grande forme hier, l’attaque lyonnaise a certainement été l’un des
points marquants de cette rencontre. Mais il faut également citer
Jérémy Toulalan qui, une fois de plus, a travaillé comme un acharné
dans l’ombre. De nombreuses récupérations, des tacles énormes... Bref,
un mur infranchissable !
Un moment dans le match ? Plutôt une minute. Tout le monde en
parle depuis hier soir ! Cette fameuse 79è minute. Benzema, seul face
au but écossais vide... Une frappe pas assez appuyée, un sauvetage sur
sa ligne par le défenseur Whittaker, un contre rapide, un centre de
Fergusson,... et là, le phénomène de la soirée. Quelque chose de
paranormal là-dedans. Darcheville, quasiment déjà dans les filets
lyonnais, expédie le ballon sur la barre. Plus difficile à rater qu’à
mettre au fond. Un signe ? Une chance inimaginable ? En tout cas,
la seule et unique occasion de l’ex-Bordelais, rentré en jeu quelques
temps auparavant, fut le tournant, que dis-je le virage de cette belle
soirée de décembre en Ecosse. Terrifié par son loupé qui aurait
indéniablement changé le cours des choses, la « Darche » prendra
ensuite un rouge, après seulement 20 minutes de jeu. C’est
ce qu’on appelle une apparition ratée !
La clé du match ? L’aisance technique des Lyonnais face à des
Ecossais dont le jeu puissant et « en force » n’aura pas été payant.
Quasiment à chaque fois qu’ils avaient le ballon dans la moitié de
terrain olympienne, les hommes de Walter Smith buttaient sur un rideau
rouge et bleu qui aura résisté face à des footballeurs à la mentalité
sportive anglaise, à savoir « tout dans la puissance ». Emmenés par les
Juninho, Kallström, Govou et les deux jumeaux (J’imagine que vous voyez
de qui je veux parler !), nos joueurs ont très vite étouffé leurs
adversaires incapables de rivaliser techniquement ballon au pied.
L’autre point décisif de la rencontre a été le premier but lyonnais,
qui a tout de suite calmé l’Ibrox Stadium, alors bouillonnant. Si
Sidney Govou (ou un autre) n’avait pas marqué rapidement, croyez-moi
que le public aurait chanté jusqu’à la dernière seconde. En évitant
ceci, les Gones se sont épargné un véritable fardeau...
La revanche du match aller ? On peut en effet appeler cela
ainsi. Réduits en miette 0-3 chez eux le 2 octobre dernier lors du
match aller, les sextuples champions de France ont réussi à rétablir
l’équité la plus totale au niveau des deux scores cumulés. Une belle
revanche, c‘est le moins qu’on puisse dire ! D’autant plus que peu de
gens devaient s’attendre à un tel score, les pronostics se dirigeant
plutôt vers un tableau d’affichage très indécis. Un résultat certes pas
tout à fait à l’image du match, qui fut tout de même difficile et
pénible pour nos joueurs, mais qui démontre tellement bien tout l’état
d’esprit et la hargne de cette équipe. Les capacités à rebondir, aussi.
Bref, si on s’accordera tous à dire que les deux derniers buts inscrits
par Benzegoal dans les ultimes minutes sont mérités, il ne faut pas s’y
tromper : Jusqu’aux cinq dernières minutes, tout était encore possible,
pour les deux équipes...
La qualification ? On peut dire qu’ils sont revenus de loin, nos
joueurs préférés, pour le décrocher, ce ticket que beaucoup de clubs
rêveraient d’avoir. Avec une différence de –6 au goal average mais
également dans le réservoir confiance, les premiers pas de l’équipe ont
été plutôt ratés. Atterrissant sur l’immense patinoire des grands clubs
européens, les hommes d’Alain Perrin auront mis du temps à s’habituer à
« la glisse » et à trouver le style des tous meilleurs. La faute
peut-être à des patins trop grands, ou plus simplement à un manque de
confiance ? En tout cas, maintenant qu’ils semblent avoir trouvé la
bonne technique pour ne plus chuter et se faire mal par la même
occasion, il sera difficile de les faire revenir au bord de la piste.
Et maintenant ? C’est vrai ça. Que va-t-il se passer après cette
nuit de folie ? Et bien, pour commencer, tout le monde va pouvoir se
reposer... Mais pas trop ! Car il ne faut pas perdre de vue que samedi,
il y a un autre match. Certes un peu moins important ou intéressant,
mais qu’il ne faut surtout pas rater. En effet, maintenant que Nancy
n’a plus que quatre points de retard, il va falloir surveiller ses
arrières entre Rhône et Saône. Et ce même si peu croient réellement en
les chances lorraines. Et puis, le 21 décembre, le tirage au sort pour
savoir qui le club devra affronter en huitièmes de finale de la Ligue
des Champions. Ce sera quelques jours avant Noël. Mais de toute façon,
avec la victoire d’hier soir, l’OL nous a déjà fait un superbe cadeau...
A lire également en ce moment : La soixante-dix-neuvième minute...
|
- Commenter n'est pas chatter, soyez constructifs dans vos commentaires, ou ceux-ci seront effacés.
- Les messages comportant des attaques verbales contre des joueurs ou un club seront supprimés.
- Evitez les pseudos bêtes ou irrespectueux, vos messages pourront être supprimés.
- La limite de commentaires est fixée à 40 pour éviter de surcharger les pages.
|
Powered by AkoComment Tweaked Special Edition v.1.4.6 AkoComment © Copyright 2004 by Arthur Konze - www.mamboportal.com All right reserved |