| HDLS N°30 : Au-delà du brouillard... | |
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Il n’est pas toujours évident d’écrire une humeur de la semaine...
Que dire ? Quel ton prendre ? Quelle position adopter ? Être optimiste ou pessimiste ? La période charnière qu’ont été ces derniers jours de compétition pour l’OL ont laissé un étrange mélange de goûts. L’amertume et la déception, évidemment, priment sur tout le reste. Il n’y aura pas de titre en fin de saison, c’est actuellement, et dans les dispositions actuelles, une quasi-certitude. Enfin, pas si Bordeaux fait une « Lyon-bis » (ce qui serait une autre histoire). Mais un petit vent d’optimisme souffle encore et toujours... Du moins on l’espère.
Claude Puel, cet excellent entraîneur qui estime ne pas avoir suffisamment de joueurs (Govou, Delgado, Bastos, Ederson, Kallström,...) pour jouer en 4-4-2, l’a lui-même souligné dimanche soir : La rencontre de ce week-end face au PSG doit constituer un tournant dans la saison des Lyonnais. Il est vrai qu’en retournant l’issue de la rencontre en quatre minutes dans le dernier quart d’heure, l’OL a fait preuve d’une force mentale qu’on lui reprochait trop souvent d’avoir perdu ces derniers temps. D’accord, les Parisiens se sont logiquement retrouvés à dix à l’heure de jeu. Un coup de pouce qui a en grande partie influencé la fin de match. Il n’empêche que Lyon a récupéré la quatrième place du classement.
Une place très, très loin des objectifs que tout Lyonnais aurait eus en début de saison, nous sommes bien d’accord. Sans oublier ce double fiasco en coupes nationales, qui aura pris fin en une semaine. Il y a beaucoup de raisons de ne pas être content, c’est sûr. Cette saison est à l’heure actuelle et de très loin la pire depuis dix ans. Il y a aussi parfois de quoi avoir des envies de se rebeller face à cet entraîneur qui refuse d’écouter ce que tout le monde lui dit. Mais n’oublions pas une chose...
Bordeaux n’a « que » neuf points d’avance. Evidemment c’est énorme, surtout lorsqu’on aborde (déjà) le mois de février. Mais tout reste possible. Les Girondins ont eux aussi connu une baisse de régime en 2009, même si elle fut de plus courte durée. Pourquoi n’en auraienr-ils pas en 2010, lorsqu’ils devront disputer les demi-finales de Coupe de la Ligue, les huitièmes de finale de la Coupe de France ou les éventuels quarts de finale de Ligue des Champions ? Après tout, le Bordeaux de 2010 ne vaut certainement pas l’OL de 2006, celui qui avait dramatiquement perdu contre le Milan AC. On ne voit donc pas pourquoi eux ne pourraient pas à leur tour avoir une faiblesse en mars-avril. Il faut en tout cas y croire, même si les derniers résultats de notre équipe donnent plutôt envie de fermer les yeux... |



