L'Olympique Lyonnais a conforté sa place de leader en disposant de Sochaux (4-1), samedi soir à Gerland. Les Gones ont fait parlé la poudre dès l'entame du match grâce à Bodmer avant que Pancrate ne remette les deux équipes à égalité. Dans le dernier quart d'heure, les hommes d'Alain Perrain ont fait la différence, grâce à un second but de Bodmer suivi des réalisations de Govou et Benzema.
Quelque peu en difficulté ces derniers temps à l'extérieur, témoin
le nul arraché en toute fin de match lors du derby face à Saint-Etienne
(1-1), Lyon retrouvait Gerland ce samedi pour y défier des Sochaliens
en pleine opération sauvetage. L'objectif était simple : gagner pour se
rassurer et surtout garder ses distances avec des Girondins un peu
collants…
Sochaux pris à froid
Sous les yeux de Sir Alex Ferguson venu
superviser en personne son futur adversaire en Ligue des Champions,
Lyon ne tardait pas à mettre en application ses intentions. Sur un
corner obtenu suite à un énorme rush de Ben Arfa, Bodmer profitait
d’une mésentente entre Richert et N’Daw pour placer une tête imparable
(1-0, 2e). Un début de match idéal pour les Lyonnais mais un but
précoce qui ne déstabilisait pas outre-mesure des Lionceaux bien en
place et appliqués. Seul problème, la bande à Gillot se montrait
particulièrement timide offensivement avec quelques escarmouches
signées Isabey (13e, 19e) et Dalmat (34e) mais rien de bien
transcendant. Les Lyonnais, eux, jouaient à leur rythme, monopolisait
le cuir et se montrait dangereux sur chaque accélération. Sur un amour
de balle en profondeur de Bodmer, Benzema voyait son tir croisé flirter
avec le poteau droit (22e) tandis que Juninho prouvait sur coup franc
qu’il n’avait rien perdu de sa puissance de feu obligeant le portier
doubiste à effectuer un arrêt peu académique (29e). Sans forcer, Lyon
regagnait les vestiaires avec un avantage fort logique.
Lyon sort les griffes en fin de match
De quoi inciter Francis
Gillot à se montrer plus audacieux avec l’entrée de Maurice Belay à la
place de Jokic. Et cela portait ses fruits rapidement. Sur un centre du
nouvel entrant, Pancrate, totalement esseulé au deuxième poteau, suite
à une énorme incompréhension entre Grosso et Alain Perrin concernant le
changement de l’Italien, fusillait Coupet du plat du pied (1-1, 52e).
Une erreur qui modifiait totalement la physionomie du match. Les
Lionceaux s’enhardissaient et bousculaient des Lyonnais vexés mais
incapables de réagir. Il fallait même un Toulalan reconverti en sauveur
de la maison lyonnaise pour éviter le pire et empêcher Erding de placer
sa tête à bout portant (66e).
Sochaux prenait la mesure de son
adversaire et faisait même courir des Rhodaniens sur le reculoir…
jusqu’à ce coup de patte salvateur de Juninho sur coup franc. Le
Brésilien touchait du bois mais Bodmer, en renard des surfaces,
catapultait le cuir au fond (2-1, 76e). Francis Gillot tentait le tout
pour le tout avec les entrées de Grax et Birsa mais Sochaux avait bel
et bien laissé passer sa chance. D’autant que l’OL sortait les crocs en
fin de match. Fred se muait en passeur décisif et servait deux caviars
à Govou (3-1, 90e+1) puis Benzema (4-1, 90e+4) qui ne manquaient pas
l’occasion de faire grossir un score un peu sévère. Lyon a mis le temps
pour se sortir des griffes sochaliennes !
Le jeu et les joueurs
A onze jours d’affronter
Manchester United, Lyon n’a pas franchement respirer la sérénité. Un
seul but sochalien a suffi pour dérégler totalement la machine
rhodanienne si paisible en première période. Il a fallu un nouveau coup
de patte de Juninho, qui jouait sous infiltrations, pour
éclaircir l’horizon. Mais ce score fleuve peut avoir des vertus
bénéfiques sur le moral des troupes. En particulier sur celui de Bodmer.
Habitué au banc de touche, l’ancien Lillois a réalisé un match énorme.
Un gros volume de jeu et deux buts qui en font l’homme du match,
incontestablement. Sur celui de Fred également, entré en toute fin de match et auteur de deux passes décisives aux allures de caviar. Ben Arfa s’est montré un poil trop gourmand même si son pouvoir d’accélération reste toujours aussi phénoménal. Quant à Benzema,
il n’a cessé de remuer pour se sortir d’un marquage à la culotte des
Sochaliens. Il fut récompensé en fin de rencontre par un but.
Côté doubiste, ce score est évidemment sévère. Timides en première
période, ils sont revenus avec des intentions bien plus offensives au
retour des vestiaires. Menaçants, percutants, ils ont raté le coche et
se sont fait punir dans la foulée. Isabey a fourni un travail monstrueux au milieu. Le petit milieu sochalien a été intenable et le plus entreprenant. Pancrate, très discipliné dans le repli défensif, s’est illustré avec un joli but. Erding, seul en pointe, n’a pas eu énormément l’occasion de se mettre en évidence. Enfin à noter la belle entrée de Maurice Belay qui a apporté du jus et des velléités offensives sur son côté gauche avec une passe décisive à la clé. (Sport24)
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