Parce que c’est un derby, et que l’affrontement entre
Lyonnais et Stéphanois ne ressemblera jamais à aucun autre, le succès
des champions de France, sur la plus petite des marges, prend plus de
résonnance qu’une banale victoire 1 but à 0. L'Olympique Lyonnais renoue avec le succès donc, aprés deux défaites consécutives. C'est Karim Benzema qui délivre l'OL à la 52ème minute de jeu.
C'est à l'occasion des
grands rendez-vous que l'on retrouve les grandes équipes. Avant la
rencontre opposant l'OL à l'ASSE, les sextuples champions de
France, en proie aux doutes depuis l'entame de l'exercice 07-08,
n'avaient que cette idée en tête: gagner le derby pour retrouver de la
confiance et se relancer. Au terme d'une partie alerte et enlevée, les
hommes d'Alain Perrin ont su trouver les ressources pour venir à bout
d'une séduisante équipe forézienne.
Montrés du doigts depuis le début de la saison, l'Olympique Lyonnais a réagi et ravi ses supporters en triomphant, à domicile, de ses rivaux de l'AS Saint-Etienne (1-0). Au regard du second acte de la partie, difficile de crier au scandale. Pourtant, entre Rhône et Saône, la première période du match laisse encore planer quelques doutes sur les réelles capacités de l'OL version 2007-2008. De nombreux joueurs ont quitté la maison lyonnaise durant l'intersaison, à commencer par Eric Abidal et Florent Malouda, les dépositaires de belles combinaisons et actions collectives dans le couloir gauche. Cette saison, Fabio Grosso et Abdelkader Keita ont notamment pris la place des deux exilés et la relève est visiblement difficile à assumer.
45 minutes à oublier...
L'international transalpin a particulièrement souffert durant les 45
premières minutes face aux coups de bouttoir répétés d'un Pascal
Feindouno intenable. Le Guinéen faisait notamment admirer sa qualité de
frappe à plusieurs reprises (14e, 22e) en plus des nombreux dribbles
déroutants qui ont mis à mal l'Italien, pourtant expérimenté. Le
transfuge de l'Inter Milan, secoué physiquement, a également montré
quelques lacunes inquiétantes dans le secteur tactique, se faisant trop
souvent piégé par le jeu en profondeur proposé par les visiteurs.
Devant lui, Abdelkader Keita, qui a régulièrement permuté avec Sidney
Govou, s'est montré bien inconstant. Trop souvent, l'Ivoirien est parti
dans des raids solitaires, "la tête dans le guidon", pour finalement se
faire reprendre sans briller, hormis à la 36e minute, lorsque Dabo le
laissait échapper et devait compter sur Janot pour préserver le but de
l'ASSE inviolé. Or, à Gerland, les dernières années ont rarement mis en
avant les individualités, les différents entraîneurs ayant toujours
réussi à créer un collectif très percutant.
Le message a sans doute été passé durant le repos par Alain Perrin et
son staff à un groupe rhodanien alors remotivé par une fin de première
période intéressante avec, notamment, de jolis mouvements collectifs.
... Et se rassurer
A la reprise, la séduisante équipe dirigée par Laurent Roussey se mue
en un bloc friable et curieusement fébrile. Il n'en fallait pas plus
pour que les locaux appuient là où ça fait mal. Juninho se lance dans
une course solitaire sur le flanc droit, entre dans les 16 mètres et
centre, Tavlaridis se jette et manque de peu de marquer contre son
camp, laissant le soin à Karim Benzema, en renard des surfaces, de
venir achever le travail (53e). Dès lors, la machine se remet en
route... Ou plutôt, l'ASSE déjoue, au grand désarroi de son entraîneur,
Laurent Roussey. Les quelques tentatives de break orchestrées par un
Jérémy Toulalan des grands soirs échoueront une à une pour finalement
guider le nouvel entraîneur des champions de France en titre à fermer la boutique à une quinzaine de minute du coup de sifflet final en consolidant le bloc défensif.
Une fois n'est pas coutume, à Lyon,
personne ne se préoccupera de la manière dont l'OL s'est imposé. Seul
le résultat comptait pour une équipe à la recherche d'un nouvel élan. (Football.fr)
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