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 Les Lyonnais craignaient d’encaisser le premier but de la rencontre. Il leur a peut-être été fatal. La faute aussi à une formation romaine supérieure et moins paralysée par l’enjeu. Quelle qu’en soit la raison, l’OL a connu l’une des plus terribles désillusions de son histoire européenne. Toutes les réactions ici
Depuis trois ans, l'Olympique Lyonnais tombait systématiquement en quart de finale de la Ligue des Champions, face à Porto, le PSV Eindhoven puis le Milan AC... C'en était trop pour Jean-Michel Aulas et son staff, cette saison serait la bonne. Mardi, vers 23 heures, la déception après la défaite face à l'AS Rome était donc à l'image des espoirs du début de saison: immenses. Si cette élimination est loin d'être honteuse en soi, elle soulève bon nombre d'interrogations sur le statut et l'avenir du club, autant sur la scène continentale que nationale. Le 6 mars 2007 pourrait marquer un tournant dans l'histoire de l'Olympique Lyonnais. Battus par l'AS Rome en huitième de finale de la Ligue des Champions après trois quarts de finale consécutifs dans la même compétition, les Rhodaniens auront bien du mal à se remettre d'un tel échec. A l'image de Juninho, dont les déclarations à la fin de la rencontre, sonnaient comme un départ à la retraite anticipé: "C'est une désillusion. J'espère que cela va servir d'exemple pour les jeunes qui vont avoir un jour l'opportunité de gagner la Champions League. J'ai eu beaucoup de très bons moments ici. Malheureusement, mon grand objectif, c'était de gagner la Champions League. Pour moi, personnellement, la fin de saison risque d'être difficile." La résignation du Brésilien est à peine masquée et démontre clairement la déception ambiante du côté de Tola Vologe. Quintuple champion de France avec l'OL, Juninho clamait il y a peu son désir de terminer sa carrière à Lyon, au terme de son contrat en 2009. La donne a-t-elle changée ? Certes, ce soir, la tristesse est immense pour un club qui n’avait jusqu’alors jamais connu de « régression » en Ligue des Champions. Mais passés la déception et les regrets, les Lyonnais devront se remobiliser pour ne pas laisser échapper les deux compétitions dans lesquelles ils peuvent légitimement prétendre à la victoire finale pour réaliser un historique doublé championnat-Coupe de la Ligue.
Malgré ce coup d'arrêt, l'OL n'a pas mis un point final à l'histoire qui le lie à la Ligue des Champions. Il "fait juste un break" et connaîtra, à n'en pas douter bien d'autres joies, et d'autres désillusions, dans la compétition. Un motif d’espoir à court terme : lors de la saison 1991/1992, l’Olympique de Marseille avait été éliminé par le Sparta Prague dès le deuxième tour avant de remporter l'épreuve l’année suivante. Les Lyonnais relèveront bien vite la tête pour retrouver les joies du succès. "Le véritable talent est dans le rebond". Source : Football.fr et Olweb.fr |