Un doublé dans le viseur. Grâce à un but plein de classe de Karim Benzema (39e), déjà décisif au tour précédent, l'Olympique Lyonnais a éliminé le FC Metz, mardi soir en quart de finale de la Coupe de France (1-0). Dans son Stade de Gerland, le leader de la Ligue 1 reste en course pour décrocher deux titres cette saison.
Un exploit. Ce mardi soir, au Stade de Gerland, le FC Metz n'a pas
défié la logique. Face à la lanterne rouge, le
leader de la Ligue 1 a logiquement accédé au dernier
carré de la Coupe de France au terme d'une rencontre ouverte,
dans laquelle les visiteurs auraient pu égaliser en fin de
rencontre. Autrefois spécialiste de la plus vieille des
compétitions hexagonales, jusqu'en 1976, avec une 6e et
dernière finale, le club de Jean-Michel Aulas n'avait atteint
les demi-finales qu'une seule fois, en 98. Une décennie plus
tard, l'OL est désormais le grand favori de la Coupe de France.
Une possibilité de doublé qui relance d'ailleurs la fin
de saison.
Benzema montre la voie
Même si Bordeaux menace toujours le 7e titre de champion des
Gones, Alain Perrin pourrait peut-être réaliser la
meilleure des saisons lyonnaises des années 2000.
L'entraîneur vainqueur de la Coupe de France en titre, avec
Sochaux, donne la possibilité aux Lyonnais d'accumuler deux
trophées d'ici le mois de juin. Il a même répondu
du terrain. Malgré les critiques des observateurs et surtout de
son président, Perrin fait le meilleur choix possible en
alignant la triplette Keita-Fred-Benzema. L'Ivoirien, dans un style
plus individuel, mais beaucoup plus percutant, justifie (d'avantage
qu'en début de saison) les 18 millions d'euros placés en
lui. L'ancien Lillois offrait d'ailleurs à Juninho une
première occasion, sortie par Marichez (11e). Le portier est
à créditer d'une excellente prestation.
Keita ressortait de sa boite pour servir Benzema, qui avait
déjà étalé sa technique à plusieurs
reprises jusque-là. A quelques instants de la pause, les
pensionnaires de Gerland ouvraient la marque. Déjà double
buteur contre Sochaux au tour précédent, Benzema se
faufilait avec une classe "zidanesque" entre quatre Lorrains pour
battre Marichez (1-0, 39e). Et enfin, si Fred n'a pas marqué,
son entente avec Benzema s'aiguise de match en match, à tel
point que le statut de remplaçant de Ben Arfa paraît
logique. De retour des vestiaires, les Rhodaniens forçaient
moins sur leur talent, Juninho, Benzema et Källström
tombaient sur Marichez.
Les regrets messins
Comme contre Rennes, samedi après-midi, en championnat (1-1),
les Gones baissaient pied en laissant le FC Metz revenir dans la
partie. Babacar Gueye, seul en pointe, avait déjà fait
admirer sa vitesse lors des 45 premières minutes, se procurant
les meilleures occasions en compagnie d'un Miralem Pjanic
décidément très doué techniquement. La
pépite aux 18 printemps réveillait les siens en
inquiétant Coupet d'un tir qui frôlait le poteau (48e).
Les Grenats jetaient leurs ultimes forces de la saison dans la bataille
et n'étaient qu'à deux doigts d'arracher la prolongation.
Sous la pression des visiteurs, Grégory Coupet sortait une
parade magnifique sur un tir de Daniel Gygax (80e).
En supériorité numérique, Barbosa frappait
même juste à côté (86e). Une dernière
montée de Marichez dans la surface adverse ne changea pas le
cours de l'histoire. Le club de Carlo Molinari sera privé
d'oxygène en cette fin de saison, où il faudra respecter
au maximum l'équité sportive face à 5 adversaires.
Yvon Pouliquen avait soulevé la Coupe de France à deux
reprises, en même temps que la descente de ses clubs en Ligue 2
(Strasbourg et Lorient). Le FC Metz peut désormais
préparer la saison prochaine. (football.fr)
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