L'OL
a véritablement écrasé son adversaire du jour. Score final : 3-0. Buts
de Santos, Kallström et Benzema. A part en début de match, les Lensois
n'ont jamais vraiment eu l'occasion de revenir au score. L'OL réalise
donc une excellente opération en reprenant la place de leader et
rassure tout le monde après des dernières performances moins
convaincantes. Lens, en revanche, reste dans le bas du classement,
englué à la 18e place.
L'Olympique Lyonnais a profité de son match en retard de la troisième
journée face à Lens (3-0), samedi, au Stade de Gerland, pour prendre la
tête du classement de la Ligue 1 à égalité de point avec Nancy, qu'il
devance grâce à une meilleure attaque. Fabio Santos a d'abord ouvert la
marque sur un service de Milan Baros (42e). Kim Källström a ensuite
doublé la mise d'une belle frappe du gauche (81e), avant un nouveau
chef d'oeuvre signé Karim Benzema (90e). Lens, en revanche, reste dans
le bas du classement, englué à la 18e place.
Si le club gone a vécu deux semaines
difficiles avec une lourde défaite à Barcelone (3-0) et un match nul à
domicile face à Lille (1-1), les six jours de récupération lui ont été
profitables. Dispensé de seizième de finale de Coupe de la Ligue, le
champion de France avait un avantage physique indéniable sur Lens, dont
le quatrième match en dix jours fut celui de trop.
Le retour de Fabio Santos
Son arrivée lors du mercato d'hiver la saison dernière
avait suscité quelques interrogations. Quel besoin avait l'Olympique
Lyonnais d'engager un milieu de terrain récupérateur supplémentaire, si
ce n'est pour pallier la suspension de Jérémy Toulalan pour le match
aller de la Ligue des Champions face à l'AS Roma ? Bernard Lacombe, le
conseiller spécial du président Jean-Michel Aulas, s'expliquait sur ce
recrutement dans les colonnes du journal L'Equipe, ce samedi, regrettant son absence fréquente dans le onze de départ d'Alain Perrin. "Il a été le capitaine de Cruzeiro, quand même",
maugréait-il. Hasard ou effet de lobbying, le récupérateur auriverde
était la principale surprise de la composition lyonnaise pour ce match
en retard de la troisième journée. Alain Perrin, le technicien de l'OL,
très contesté en interne, était revenu au 4-3-3, marque de fabrique des
titres lyonnais avec un trident au milieu du terrain composé de
Juninho, Toulalan et donc Fabio Santos et un seul attaquant de pointe,
Milan Baros. Karim Benzema, la star lyonnaise de ce début de saison,
s'installait sur le banc, en prévision de la réception des Glasgow
Rangers, mardi soir.
Les deux équipes débutaient la rencontre sur un rythme peu élevé. Pour
son quatrième match en dix jours, le Racing Club de Lens préférait
laisser le monopole du ballon aux Lyonnais et guetter les situations de
contre. Elles ne tardaient pas à venir. Aruna Dindane était ainsi le
premier à se mettre en action, d'une frappe cadrée sans grand danger
pour Rémy Vercoutre (9e). L'OL répliquait par Milan Baros, mais
l'attaquant tchèque était signalé hors-jeu (10e). La plus belle
occasion des vingt premières minutes était néanmoins lensoise. Lancé en
profondeur par Razak Boukari, Aruna Dindane se présentait seul face à
Rémy Vercoutre et frappait au but. Le portier lyonnais parvenait
in-extremis à boxer le ballon de la main gauche et empêcher ainsi
l'ouverture du score (19e). Cette action nordiste avait le don de
réveiller les Gones. Lyon pressait enfin la relance adverse et
étouffait les Lensois. Kader Keita (28e) puis Fabio Santos, déjà,
(30e), semaient la panique dans la défense Sang et Or affaiblie par les
absences de Bisevac et Hilton. La troisième attaque était la bonne.
Milan Baros servait Fabio Santos à la limite du hors-jeu pour le
premier but de la rencontre (1-0, 42e).
Les cadences infernales
Au retour du vestiaire, on espérait une réaction lensoise. Dix-huitième
du classement de la Ligue 1 avec seulement six points, le club artésien
se devait d'obtenir un résultat sur la pelouse du Stade de Gerland.
Mais, trois jours seulement après leur qualification pour les huitièmes
de finale de la Coupe de la Ligue face à Lille, les Lensois n'avaient
plus assez d'essence dans le moteur pour contester la suprématie
lyonnaise. Les Gones reprenaient donc le contrôle de la rencontre dès
les premières minutes de la seconde période. Milan Baros tentait
d'obtenir un penalty, mais M. Auriac ne bronchait pas (58e).
L'attaquant tchèque restait pourtant longtemps à terre, victime d'un
coup de genou et le visage en sang. Saisi un temps de convulsions, il
reprenait ensuite le match comme si de rien n'était.
A l'approche du dernier quart d'heure du jeu, Lens sortait enfin de sa
coquille, profitant aussi d'un moins bien lyonnais après la sortie de
Juninho, très applaudi par les supporters (66e). Les protégés de
Jean-Pierre Papin obtenaient ainsi une belle occasion, enfin, par Razak
Boukari dont la reprise de la tête frôlait le montant gauche du but
gardé par Vercoutre (75e), une opportunité qui intervenait une minute
après une main involontaire de Jérémy Toulalan dans sa propre surface
de réparation. Sans afficher la sérénité des saisons précédentes, l'OL
serrait ensuite la garde pour remporter une victoire précieuse sur le
plan comptable.
D'une belle frappe du gauche, Kim Källström assurait le succès lyonnais
(2-0, 82e) avant que Karim Benzema signe son entrée en jeu de son chef
d'oeuvre personnel habituel, concluant d'une frappe entre les jambes de
Vedran Runje un déboulé d'exception côté gauche (3-0, 90e). Si Lyon
devra montrer un visage plus conquérant mardi prochain, face aux
Rangers, dans cette même enceinte de Gerland, l'essentiel a été
accompli. Jean-Michel Aulas ne devrait pas souvent protester contre le
calendrier cette saison... (Football.fr)
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