La logique respectée. L'Olympique Lyonnais a disposé de Valenciennes, samedi soir, pour le compte de la 13e journée de Ligue 1 (2-0). Dans leur Stade de Gerland, les sextuples champions de France ont dû attendre la fin de la première période pour ouvrir la marque par l'intermédiaire de Juninho, de la tête, sur un centre de Benzema. En fin de match, Govou clôturait les débats d'un magnifique lob.
Après sa qualification sans forcer pour les quarts de finale de la Coupe de la Ligue et avant de replonger dans la Ligue des Champions, l'OL faisait un petit crochet par la Ligue 1 avec la réception de Valenciennes. Des Nordistes en panne sèche en championnat (1 victoire en 6 matches) et à la recherche d'un succès à Lyon depuis 30 ans ! Des données qui, face au rouleau compresseur rhodanien (25 points pris sur 27 possibles), ne laissaient augurer rien de bon pour la bande à Kombouaré…
Le caviar de Benzema
D’ailleurs, les Lyonnais ne tardaient pas à se mettre en action et prendre le contrôle des opérations. Dès la 8e minute, Grosso partait dans le dos de Mater avant de s’effondrer dans la surface. Sans que l’arbitre ne daigne lever le petit doigt. Un scénario qui allait en fait rythmer cette première période puisque ni Roudet (19e), ni Juninho (38e), n’obtenaient davantage de l’homme en noir après des écroulages en règle dans la surface. Et si l’OL frappait le premier, ce sont les Nordistes qui montaient en puissance au fil des minutes. Sans complexe, parfaitement regroupée, VA bousculait des Rhodaniens brouillons et désorganisés avec notamment Sebo qui se précipitait dans une position idéale (14e). Lyon jouait trop petit et hormis une balle piquée de Källström qui venait mourir au pied du poteau ou encore une frappe limpide mais hors-cadre de Benzema (30e), Gerland n’avait pas de quoi s’enthousiasmer. Et pourtant… Le talent de Benzema suffisait et permettait à Juninho d’ouvrir le score sur un caviar de l’international français (1-0, 40e). Un avantage que Sebo, dans la foulée, était à deux doigts de réduire à néant, tombant sur un Vercoutre vigilant (43e). Squillaci loupait lui la balle de break dans le temps additionnel sur corner (45e+1).
Govou tue tout suspense
Au retour des vestiaires, le rythme, les accélérations étaient toujours au rendez-vous. Les occasions, elles, beaucoup moins. VA évoluait assez haut, se montrait entreprenant sans parvenir à inquiéter Vercoutre. Côté lyonnais, le bilan n’était pas plus glorieux avec un coup franc trop enlevé de Juninho (46e) tandis que Grosso manquait totalement son contrôle suite à une ouverture magistrale de Juninho (63e). Lyon ne parvenait pas à passer la vitesse supérieure et surtout à se mettre à l’abri. Ce qui permettait aux visiteurs de garder espoir. Et il fallait un Bodmer, repositionné en défense centrale, impérial devant Sebo (79e), puis devant Savidan (81e) pour éviter la douche froide. Lyon souffrait, restait sous la menace, n’était pas franchement serein mais cette équipe semble indestructible à l’heure actuelle. Alors que Keita obligeait Penneteau à une parade salvatrice, Govou, fraîchement entré en jeu, tuait tout suspense d’un amour de lob sur le portier nordiste (2-0, 87e). Même sans être brillant et impressionnant, Lyon reste intraitable ! (Avec Sport24)
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