Gros coup de chaleur sur Gerland. Les Lyonnais avaient parfaitement
débuté la rencontre en ouvrant le score face à Caen mais rejoignaient
les vestiaires en étant menés, suite à deux buts d’Eluchans et Compan
(1-2). Fabio Grosso était ensuite expulsé durant la pause pour un
mauvais geste sur Gouffran. A dix, l’OL arrachait l’égalisation par l'intermédiare de Benzema sur coup-franc (2-2).
Les premières minutes de la partie sont totalement à l'avantage des
locaux, qui décident de mettre rapidement la pression sur Malherbe, qui
aurait sans doute signer pour un match nul en début de rencontre.
Pourtant, malgré la domination lyonnaise, les occasions se font rares
et le premier à se mettre en lumière est Lilian Compan, auteur d'une
tête qui n'inquiète pas réellement Grégory Coupet (18e). L'ancien
Stéphanois, esseulé à la pointe de l'attaque normande, est également
impliqué, trois minutes plus tard, dans un superbe mouvement collectif
lancé par Benjamin Nivet et conclu maladroitement par Juan Eduardo
Eluchans.
Benzema toujours aussi fort
Ces piques caennaises obligent les champions de France en titre à réagir et Juninho montre l'exemple. Le Brésilien, excentré,
décoche un tir surpuissant du droit que Vincent Planté boxe comme il
peut (26e). Quelques minutes plus tard, le dernier rempart du SMC ne
s'accorde pas avec Grégory Leca, laisse Fabio Grosso récupérer le cuir
couloir gauche et adresser un centre parfait pour Karim Benzema, seul
dans la surface de réparation pour une tête victorieuse dans le but
vide de l'international français.
Gerland exulte et pense voir ses favoris débuter un festival. Mais
Eluchans refroidit rapidement l'ambiance. Yoan Gouffran quitte son
couloir droit pour venir se tester à gauche. L'international espoir se
mue d'ailleurs en passeur décisif pour l'Argentin qui ajuste Coupet du
gauche (38e). Et Lyon s'enfonce juste avant le repos lorsque Lilian
Compan, pointe courageuse de Caen, exploite à merveille une nouvelle
offrande de l'intenable Gouffran, véritable bourreau de Fabio Grosso
durant le premier acte.
Les tristes événements qui suivent la rentrée aux vestiaires ne sont
sans doute d'ailleurs pas étrangers à l'expulsion de l'Italien durant
la mi-temps. Alors que les 22 acteurs filent vers leurs locaux, Grosso
réagit mal à une tape (amicale ?) de Gouffran et envoie deux gifles au
Tricolore. Philippe Malige, le directeur du jeu, n'hésite pas une
seconde et convoque le fautif, accompagné des deux capitaines, pour
signifier le carton rouge adressé au champion du monde 2006.
Grosso, la claque de trop
De fait, Alain Perrin, le coach rhodanien, est condamné à prendre des
risques à la reprise. Exit Juninho et bienvenue à François Clerc. Vexés
et remotivés, les Lyonnais reprennent le match à bras-le-corps et
mettent à mal la confiance des visiteurs.
Plus à l'aise techniquement, Lyon fait le siège du but adverse et
parvient rapidement à égaliser grâce, une nouvelle fois, à Karim
Benzema, crédité d'une 19e réalisation depuis le début de l'exercice en
cours. Juninho sorti durant la mi-temps, l'international français prend
ses responsabilités sur coup franc et se montre tout aussi adroit que
son homologue brésilien en obligeant Vincent Planté à aller chercher le
cuir au fond de ses filets (54e).
Le gardien normand se montrera ensuite largement à son avantage pour
repousser tant bien que mal les assauts d'Abdelkader Keita et consorts,
malgré une sortie plus qu'hasardeuse face à Clerc (65e), heureusement
supplanté par Grégory Leca. A la 68e minute du match, le gardien de but
de Malherbe sort le grand jeu face à Benzema, auteur d'une tête à bout
portant déviée en corner par un joli réflexe de son adversaire ganté.
Trois minutes plus tard, c'est l'incroyable raté du numéro 9
lyonnais... Alors que le plus dur est fait, Planté à terre et la
défense aux abois, le meilleur buteur de Ligue 1 pique son ballon mais
ne réussit qu'à envoyer le cuir au-dessus du but adverse. Impensable et
pourtant...
Un résultat favorable
En fin de match, le sort de la rencontre aurait pu basculer dans un
sens ou dans un autre. A la 91e minute, Kim Källström s'essaye à son
tour sur coup de pied arrêté mais voit la barre transversale écarter sa
frappe du gauche, alors que trois minutes plus tard, c'est Grégory
Coupet qui sort une parade décisive suite à un coup franc excentré de
Nicolas Florentin, entré en cours de match.
Au final, Lyon s'est fait peur mais ne perd pas de terrain dans la
quête de son but ultime : arracher une septième couronne nationale. Les
Girondins de Bordeaux, tenus en échec par Nice (0-0), avaient pourtant
l'opportunité de relancer le suspens. Pour Caen, cette nouvelle
performance conforte un peu plus la place dans le milieu de tableau,
tout proche de la première moitié du classement. Le promu réussit
décidement une bien belle saison pour son retour parmi l'élite. (Football.fr)
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